TERRITORIALISATION ET URBANISATION : LES ENJEUX DE L'ESPACE AU QUOTIDIEN

Cet article rend compte de l’un des thèmes issu des travaux de Space’ibles pour l’année 2017, l’Observatoire de Prospective Spatiale, à initiative du CNES. Avec les trois autres articles qui portent eux aussi la mention « Space’ibles 2017 », ils forment le rapport d’activité de la première année d’existence de l’observatoire, présenté en convention, à Lyon, les 7 et 8 novembre. Ces quatre articles ne sont pas des prises de position définitives mais des appels au dialogue, documents « martyres » sur lesquels construire les prochaines réflexions.

Que faut-il pour vivre dans l’espace ? Dès le milieu du XXe siècle, chacun savait dire de l’espace qu’il était froid, très froid… et sans atmosphère. Quand on se plaçait hors d’un corps céleste comme la Lune, on pouvait ajouter :  l’espace est sans gravité, sans la pesanteur qui maintient les objets et les personnes sur le plancher de l’endroit où l’on se trouve. Alors, la première réponse que chacun savait donner à la question du vivre dans l’espace était : de l’air, de l’eau, de la gravité… La vie ! Un vrai slogan de publicité (pour une eau gazeuse à la bouteille verte et rebondie…) !

Une étude un peu plus attentive du milieu spatial nous apprit vite que celui-ci présentait un risque majeur et invisible pour la vie sous toutes ses formes. Ainsi, quand le voyageur de l’espace sort de la protection de l’atmosphère terrestre et plus encore quand il s’aventure au-delà de la magnétosphère de notre planète, notre voyageur subit une grave pollution : celle des rayons cosmiques. On pourrait y ajouter les particules à haute énergie en provenance du Soleil quand celui-ci entre en forte activité, les mêmes particules qui nous offrent les magnifiques aurores boréales terrestres. Donc, à notre liste, il faut ajouter : une protection anti-radiation… Là, on a quitté l’énumération à la Prévert. On entre dans le dur de la science… Plus question de slogan publicitaire !

Sans rentrer dans des détails trop techniques, il se présentait deux alternatives aux architectes des stations spatiales et des vaisseaux qui allaient assurer les liaisons entre la Terre et ses dominions outre-espace : un blindage physique, autrement dit des parois de plomb épaisses, ou un bouclier électromagnétique, comme la Terre en possède un : la magnétosphère. Malgré la difficulté de développement et de mise au point ainsi que la sur-consommation énergétique substantielle que représentait ce choix, c’est la deuxième alternative qui a été choisie : elle permettait des constructions plus légères. A la contrainte du matériau, a été choisi la contrainte énergétique. Les dernières améliorations en matière de production énergétique, renouvelable ou non, ont aussi aider à faire pencher la balance en faveur du bouclier électromagnétique, d’une magnétosphère artificielle…

Le suite : 27/11/2067 : Territorialisation & urbanisation : les enjeux de l’espace au quotidien | SPACE’IBLES 2017


Lien vers le pdf du magazine « numéro spécial Space’ibles » de FuturHebdoproduit par le Comptoir Prospectivite.fr avec l’ensemble des articles produits à l’occasion de l’inauguration de Space’ibles, l’Observatoire de la Prospective Spatiale, à l’initiative du CNES.